L’évolution de l’hôpital universitaire vaudois

Le centre hospitalier universitaire vaudois est parmi les plus anciens établissements de santé de Suisse et même du monde. En effet, l’hospice de Villeneuve qui est à son origine est créé en 1236, pour accueillir les pèlerins et les pauvres, sous l’impulsion d’un seigneur nommé Aymon de Savoie. Déjà à cette époque, les archives relatent des statistiques aux chiffres qui dépassent le millier, en ce qui concerne les hôtes. C’est seulement quelques décennies plus tard qu’il devient un vrai hôpital, dont la construction des bâtiments se passe entre 1277 et 1279.

Une rapide expansion

Maints agrandissements sont entrepris, puis une reconstruction totale en 1766, sur le même site. Une liquidation survient en 1806, ce qui permet au Grand Conseil de l’acquérir et de changer le nom. Il disposait alors de près de 100 lits, pour offrir des soins médicaux à des malades touchés par des pathologies graves ou des maux psychiatriques. A cette époque, des détenus y étaient aussi enfermés, mais ces derniers sont transférés dans un autre lieu en 1826.
En l’an 1883, la capacité de 470 lits est atteinte, accompagnée d’un nouveau nom qui est l’Hôpital Cantonal du Bugnon, après la construction de quatre pavillons et d’un édifice que l’on nomme le Château. Ce qui en fait un des plus grands espaces dédié à la santé dans la Confédération helvétique. Puis, grâce à la présence de l’UNIL (Université de Lausanne) qui ouvre une faculté de médecine, il se transforme en hôpital universitaire. Ce qui permet au genevois et genevoise de s’instruire et de se soigner dans un établissement ou exercent les médecins les plus célèbres de Genève.
Le site ne cesse de s’agrandir et différents bâtiments émergent, pour pouvoir accueillir la maternité, la clinique infantile, ainsi que l’institut d’anatomie pathologique et le pavillon chirurgical, entre autres. Ce dernier excelle particulièrement dans le domaine de la réparation du visage après un accident ou une brûlure grave. La chirurgie réparatrice a permis le développement de la médecine esthétique, grâce à la connaissance qui s’améliore en ce qui concerne des différents muscles du visage, ainsi que les mécanismes qui les régissent.

Continuité des travaux

Le propriétaire des lieux, toujours en la personne du Conseil d’Etat, décide de mettre en œuvre un plan d’extension cantonal, d’où la naissance par la suite de la Cité hospitalière, dont la construction est entreprise à partir de 1971. Quelques changements de nom s’ensuivent, pour enfin arriver au Centre hospitalier vaudois qui est entièrement terminé en 1983. Ce qui permet d’y loger près de 1200 lits.
Les anciens bâtiments ne sont pas délaissés pour autant, même si l’on remarque notamment la disparition des quatre pavillons qui ont été construits en même temps que le Château. Ne pouvant plus suivre les normes sanitaires, bien que faisant partie intégrante du site, ces établissements ont été transformés en locaux destinés à accueillir l’administration de l’hôpital, ainsi que la faculté de biologie et de médecine. Cette dernière fusionnera quelques années plus tard avec la faculté de médecine et de biologie.

Même au XXIème siècle, les améliorations et les constructions sont encore de mise, notamment avec le déplacement de la Policlinique médicale universitaire qui est accueillie dans un nouveau bâtiment situé dans la rue Bugnon, alors qu’elle était auparavant placée dans la rue César-roux. On note également l’apparition d’un nouveau département dédié à l’appareil locomoteur, qui s’occupe autant des services d’orthopédie et de traumatologie, que de la réhabilitation ainsi que de la chirurgie plastique et reconstructive. Ce qui ouvre la voie à la chirurgie plastique, une des spécialités très appréciées du HUG.

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