Santé

LA PALEODONTOLOGIE

ETUDE DES MALADIES DES DENTS

L’étude des dents fossiles fournit d’excellentes indications sur le mode de vie et l’alimentation des populations anciennes ainsi que suries divers traitements pratiqués par les premiers dentistes. Les Etrusques ont inventé la prothèse dentaire et les Romains utilisaient des pansements spéciaux pour combler les trous laissés par les caries.

La paléodontologie humaine étudie les variations et les maladies des dents de nos ancêtres. Les dents au cours de leur calcification su-bissent l’influence de facteurs génétiques et nutritionnels ; après leur éruption en bouche elles vieillissent selon -le mode de vie des individus. C’est ainsi que la paléodontologie nous renseigne sur la vie des hommes anciens. La carie dentaire. L’étude des sépultures nous montre que la classe moyenne en France a gardé les mêmes conditions biologiques d’existence des. Romains à la révolution de 1789. Les récits historiques concernant cette période décrivent surtout les problèmes dentaires des classes privilégiées dont le mode de vie différait de celui des autres gens. La carie ne s’est en fait développée que très récemment avec l’adoption d’aliments raffinés et l’allongement de la durée moyenne de vie des individus. La dent témoin des anciennes populations. Les dents en provenance d’un cimetière n’appartiennent pas forcément à une même population. Il faut donc en premier lieu lors d’une fouille archéologique examiner les liens génétiques entre les individus par l’analyse des similarités et des différences .de morphologie dentaire. Cette étude situe le stade d’évolution de la population puisque la morphologie des dents évolue progressivement sans retour possible depuis les stades les plus anciens de l’humanité vers la. période actuelle. On hérite des parents les formes et les dimensions dentaires et au cours des générations des ajustements fonctionnels se produisent en grande partie suivant les modes de mastication. Les études de populations à partir des dents mises au jour révèlent très souvent un déficit en très jeunes individus. Ce déficit peut être dû à des rites d’inhumation différents suivant l’âge de la mort, les nouveaux-nés décédés étant considérés par certains groupes comme des déchets au même titre que le foetus avorté. De plus les jeunes tissus sont très vulnérables et leur moins bonne conservation aggrave donc le déficit. Disparaissent égale-ment un certain nombre de dents, sou-vent cariées, qui se morcellent ou que la terre dissout. L’étude des dents anciennes ne peut donc être dissociée des autres analyses archéologiques.

L’ÉTUDE DES DENTS FOSSILES PAR L’ARCHÉOLOGUE

Afin de délimiter son étude, l’archéologue doit donc en premier lieu établir un indice de conservation. Il répartit en-suite les sujets en groupes d’âges suivant le degré de calcification des dents (formation) et celui de leur usure (vieillissement). La vitesse et l’importance de l’usure des dents dépendent de facteurs biologiques tels que la dureté des tissus dentaires, l’épaisseur de l’émail ou la puissance des muscles de la mastication. Le degré d’usure des dents dépend encore d’autres facteurs dont l’analyse permet d’apprécier la santé dentaire d’un individu. Les facteurs de vieillissement sont l’éruption continue de la dent ou la fuite progressive des filets nerveux face à la formation d’ivoire en réaction à l’usure ou à une carie. L’archéologue recherche des explications aux changements culturels et aux développements des sociétés. L’organisation d’un groupe se déduit de la forme ou des soins apportés aux tombes et nécropoles ainsi que de l’étude des présents et des biens qui accompagnent les individus. Le chercheur apporte ensuite une attention particulière au corps mis au jour afin de préciser le passé biologique de la population correspondante. Il arrive qu’au cours de la formation des dents un certain nombre d’anomalies de structure surviennent. La hauteur ou la profondeur des reliefs des surfaces occlusales, le glacé de l’émail ou l’arrange-ment des prismes peuvent s’altérer sous l’influence de déficiences vitaminiques, de fièvres éruptives ou de gastroentérites par exemple. Comme le stade de formation de la dent détermine fa topographie des lésions, celles-ci nous renseignent sur les difficultés de santé survenues au cours de la croissance. Après son éruption dans la cavité buccale la dent va se modifier progressivement sous l’influence de son environnement. Actuellement cet environnement est la cause de très nombreuses caries mais cela n’a pas toujours été le cas. Chez les premiers hommes la carie était exceptionnelle, elle se développe après l’extinction des chasseurs et cueilleurs de la préhistoire et l’adoption de l’agriculture et de l’élevage puisque le pourcentage de dents atteintes est d’environ 5 %. Avec l’occupation romaine de notre pays la prévalence augmente pour décliner après le départ des Romains et se situer vers 8 % à l’époque mérovingienne et carolingienne. Ce pourcentage va rester sensiblement constant pour l’ensemble de la population française jusqu’à la révolution de 1789. Pendant toute cette période les gens fortunés auront beaucoup plus de problèmes dentaires que la moyenne et ce n’est qu’au XIXe siècle avec l’amélioration générale du niveau de vie et la pratique des soins dentaires que la pathologie dentaire sera la même pour tous. Les caries dentaires font donc partie du tribut que nous devons au développement social. De nos jours l’épidémiologie montre que la forme des caries et leur répartition dans la bouche dépendent de l’alimentation. Par exemple les breuvages acides provoquent des caries sur les dents de devant des sujets jeunes alors que les débris de viande s’insinuent entre les dents postérieures des individus plus âgés et les attaquent. Les écrits nous apprennent que jusqu’au XVIle siècle on attribuait la plu-part du temps les maladies des dents aux forces supranaturelles car les gens croyaient que les esprits contres leur vie.

L’ART DENTAIRE DANS L’ANTIQUITÉ : LES ÉTRUSQUES INVENTENT LES PREMIÈRES PROTHÈSES DENTAIRES
Les plus anciennes prothèses dentaires en Europe proviennent d’Etrurie. On y a même retrouvé des étonnants sextoys ! La nécropole de Tarquinia, capitale légendaire de l’Etrurie, à 70 kilomètres au nord de l’embouchure du Tibre un peu à l’intérieur du pays, a livré plu-sieurs appareils dentaires. L’appareil le plus complexe est formé de 7 cercles d’or soudés. La première molaire supérieure, les deux prémolaires et la canine gauche se trouvaient serties par 4 anneaux. Trois incisives perdues avaient été remplacées par une seule incisive de boeuf divisée en trois par deux traits de scie verticaux, l’appui à droite se faisant par deux autres anneaux sertissant la latérale droite et la canine droite. Les textes de l’époque romaine nous renseignent sur le traitement dentaire proprement dit, les pansements sont faits de pâtes et de boulettes de coton introduites dans la cavité carieuse.

L’Europe ne sut pas cultiver l’héritage de l’Etrurie puisque la profession de barbier n’apparaît qu’au XIII° siècle. Le barbier soigne la barbe et les cheveux mais la population s’adresse à lui pour faire les pansements, les massages et arracher les dents. Les maladies dentaires ne furent alors l’objet d’aucune recherche mais de compilations où l’héritage des Romains fait autorité. A cette époque, où les dents cariées ne dépassent pas 10 % du nombre total des dents, l’extraction par sa simplicité et son efficacité reste nécessairement le traitement de choix.

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